Même si la chaux est utilisée pour ses qualités dans des secteurs aussi variés que la papeterie, l’agriculture ou le traitement des eaux industrielles, c’est plus particulièrement le rôle qu’elle joue dans la construction qui nous intéresse ici. Issue de la calcination d’un calcaire, suivant la pureté de ce dernier, la chaux oppose des caractéristiques physicochimiques différentes. Utilisée depuis l’Antiquité, elle n’existe plus de nos jours que sous deux appellations, la chaux aérienne ou la chaux hydraulique naturelle.
La chaux est un liant du mortier, car elle assure la liaison entre chacun des composants. Elle appartient à la catégorie des liants minéraux naturels, comme l’argile, qui sont utilisés sans cuisson. Il convient de la distinguer d’autres liants minéraux déclarés artificiels : des mélanges pour lesquels des propriétés plus spécifiques sont recherchées.
L’étude des constituants de la chaux, dont les principaux sont l’aluminium, le silicium et le calcium, permet de déterminer sa solubilité et sa réactivité. Ses caractéristiques physicochimiques sont nombreuses. Citons la surface spécifique, la masse volumique, la densité, l’indice d’hydraulicité, la vitesse de prise ; tous ces paramètres témoignent de la complexité et du potentiel de ce composant.
Dans le mortier ou les bétons, destinés à sceller ou à lier, la chaux côtoie les granulats englobant sable, graviers ou cailloux, les adjuvants dont le rôle est d’améliorer certaines propriétés, et les pigments.
L’enduit désigne, lui, un revêtement utilitaire ou décoratif pour garnir, protéger ou apporter une finition à une surface. Il doit donc posséder des qualités comme la souplesse, le redressement de la surface et l’imperméabilité.
Cet article est disponible uniquement en version PDF.