Diodes et transistors bipolaires discrets

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E2465 V2 Article de référence

Diodes et transistors bipolaires discrets

Auteur(s) : Jean ENCINAS

Date de publication : 10 novembre 1993

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Présentation

AUTEUR(S)

  • Jean ENCINAS : Docteur de l’Université de Caen (mention Sciences)

 INTRODUCTION

Dès la fin des années  50 , les modèles des transistors bipolaires au germanium, en régime linéaire petits signaux, sont suffisamment précis pour permettre le calcul des performances, à la température ambiante, des circuits électroniques.

En revanche, en régime forts signaux, le modèle utilisé n’est pas assez précis car il ignore les phénomènes secondaires.

Au début des années  60 , outre les transistors au germanium, les transistors au silicium, de type planar, sont de plus en plus utilisés et il faut donc les modéliser. Cela se traduit par une pression importante sur l’étude du fonctionnement approfondi du transistor dont le modèle va pouvoir tenir compte des phénomènes secondaires.

En 1970 deux ingénieurs américains, H.K. Gummel et H.C. Poon, développent un modèle de transistor d’une grande précision quel que soit le régime de fonctionnement.

Cependant la complexité du modèle est telle que les calculs à la main sont extrêmement longs. Heureusement, les progrès des calculateurs vont résoudre ce problème. Enfin, l’informatique va venir au secours des électroniciens en leur proposant des logiciels permettant le calcul des circuits. La précision des résultats sera d’autant plus grande que les modèles des transistors seront mieux connus. En outre les logiciels disposent de bibliothèques où la plupart des transistors et diodes disponibles dans le commerce sont modélisés.

Aujourd’hui, quelle que soit l’application, la conception est faite à l’aide d’ordinateur. En effet, ses avantages sont très grands :

  • simulation dans les cas extrêmes de température et d’alimentation,

  • rapidité,

  • précision des résultats,

  • simulation du bruit,

  • simulation du rendement de fabrication,

  • etc.

Pour toutes les raisons que nous venons d’évoquer, dans cet article, une large part est consacrée à la modélisation du transistor. Un concepteur de circuits doit aujourd’hui être capable d’interpréter et d’analyser les nombreux résultats que l’informatique va lui fournir et seule une bonne connaissance du transistor va lui permettre de réaliser un circuit fiable, fonctionnant dans les limites prévues dans l’application et fabriqué avec des bons rendements.

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https://doi.org/10.51257/a-v2-e2465

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