L’objectif est de réaliser, à partir de la connaissance d’un cahier des charges, la synthèse de la structure d’un convertisseur statique. Il s’agit donc de retrouver, d’une façon purement logique et sans faire appel aux habitudes, les structures des convertisseurs connus et de découvrir de nouvelles structures à partir de ce même raisonnement logique.
Avant d’énoncer les lois auxquelles doivent obéir les convertisseurs statiques, il est nécessaire de définir le convertisseur statique.
Un convertisseur statique est un montage utilisant des interrupteurs à semiconducteurs permettant, par une commande convenable, de régler un transfert d’énergie entre un générateur et un récepteur. Ce transfert pourra être, dans certains cas, réversible. Pour tenir compte de cette réversibilité, les termes de source d’entrée et de source de sortie remplaceront ceux de générateur et de récepteur. En effet, lors d’un fonctionnement réversible, la source de sortie peut jouer le rôle de générateur et la source d’entrée celui de récepteur.
Le problème de la synthèse d’un convertisseur statique se pose donc de la manière suivante. On désire effectuer un certain type de conversion d’énergie entre une source d’entrée et une source de sortie définies par le cahier des charges ; pour cela, il faut déterminer :
la structure du convertisseur, c’est-à-dire le nombre et la place des interrupteurs ainsi que la présence ou non d’un ou plusieurs éléments de stockage (inductance ou condensateur) ;
les caractéristiques statiques et les caractéristiques de commutation des interrupteurs.
On en déduit alors le schéma du convertisseur.
Pour réussir ce travail, il faut, bien entendu, posséder un minimum de connaissance sur les interrupteurs statiques et il faut savoir caractériser parfaitement les sources d’entrée et de sortie. Nous allons, d’abord, rappeler ces notions.
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