Organisation opérationnelle en cas d’urgence nucléaire ou radiologique

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B3870 V1 Article de référence

Organisation opérationnelle en cas d’urgence nucléaire ou radiologique

Auteur(s) : Paul GINOT

Date de publication : 10 janvier 1994

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AUTEUR(S)

  • Paul GINOT : Chargé de mission à l’Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire

 INTRODUCTION

Le risque nucléaire est lié aux effets nocifs produits sur les êtres vivants par les rayonnements issus de certains atomes dits radioactifs ou, par extension, engendrés par certains appareils, tels que les générateurs de rayons X.

Depuis la découverte de ces rayonnements à la fin du siècle dernier, un certain nombre d’accidents sont survenus dans le monde impliquant le personnel directement concerné. Par suite, la médecine concernant les irradiés ou contaminés graves et l’usage des radioéléments et des rayonnements dans les laboratoires, les hôpitaux et l’industrie se sont développés simultanément.

Les rayonnements existent dans la nature, mais l’essor des armes, de la propulsion navale nucléaire et surtout de l’énergie électronucléaire a donné aux risques qui leur sont associés une dimension considérable. Dans le domaine militaire, les conséquences radiologiques des tirs nucléaires, l’ampleur des sinistres éventuels, les quantités de radioéléments accumulés, l’intensité des rayonnements susceptibles d’être délivrés, font que le risque nucléaire a pris rang parmi les risques technologiques majeurs. Les accidents de Windscale (GB 1957), Kysthym (URSS 1957), Goiania (Brésil 1987) et Tchernobyl (URSS 1986) ont montré l’étendue des dommages que peut causer un accident nucléaire grave. Le nucléaire est entré dans le domaine de la sécurité civile.

Dans les divers pays et à l’échelle mondiale, des dispositions ont été prises pour faire face aux accidents nucléaires ou radiologiques graves. Ces mesures vont de fa prévention au niveau des installations, à la conduite des situations d’urgence sur les sites concernés et à la protection des populations et de l’environnement par des méthodes relevant de la sécurité civile hors des sites.

Au niveau des installations et de leurs sites, les dispositions, en matière de sûreté notamment, sont étroitement liées aux techniques nucléaires ou radiologiques et sont applicables très largement quel que soit le pays concerné.

Hors des sites, la protection des populations relève de critères qui font l’objet d’un consensus très large, Mais la mise en application de ces critères est liée à l’organisation même de la société. L’organisation opérationnelle varie donc d’un pays à l’autre.

Le présent chapitre décrit comment la sûreté des installations et la protection des personnes et des biens sont prises en compte en France en cas d’urgence.

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https://doi.org/10.51257/a-v1-b3870

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