L’évaluation des impacts constitue actuellement le véritable aspect différenciateur des grandes méthodes ACV (analyse du cycle de vie). L’inventaire est en effet commun à toutes ces méthodes.
On peut répartir en trois groupes les méthodes développées pour l’évaluation de l’impact :
méthodes ayant trait aux émissions pondérées dans les milieux de l’environnement, par exemple la méthode des volumes critiques ;
méthodes se rapportant aux catégories d’impacts ou méthodes des thèmes environnementaux, par exemple EPS (« environment priority strategy »), CML, Eco-indicateur ;
méthodes se limitant à un indice de l’inventaire tels que le MIPS (consommation d’énergie et intensité de matières) ou à indice écologique (Écopoints).
Le degré d’exhaustivité des catégories d’impacts sélectionnées dépend de l’objectif de l’étude. Par exemple, une étude portant sur l’ACV d’un matériel électrique n’a pas besoin d’utiliser l’indicateur « pesticides » proposé dans la méthode Éco-indicateur 95.
Des précautions doivent être prises afin de s’assurer que les indicateurs proposés dans les méthodes prennent en compte les polluants pertinents. Par exemple, si on réalise l’ACV d’un incinérateur, il est important de s’assurer que les dioxines, les métaux lourds sont bien pris en compte. D’ailleurs, la série des normes ISO 14040 à ISO 14043 recommande que le choix des indicateurs d’évaluation des impacts au sein des méthodes soit basé sur le plus d’arguments scientifiques possible.
Cet article a pour objectif de présenter de manière non exhautive les grandes méthodes d’évaluation des impacts. Il complète les articles [G 5 605] qui présente les indicateurs d’évaluation des impacts et [G 5 610] qui expose les enjeux de ces indicateurs.
Le logiciel SimaPro 5 contient un certain nombre de méthodes qui peuvent être consultées dans la version de démonstration [CD G 5 780].
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