Depuis déjà plusieurs siècles,
le développement de l’urbanisation et l’augmentation de la taille
des agglomérations ont fait surgir le problème de la cohabitation
des habitants avec certaines activités génératrices de nuisances (bruits,
odeurs, fumées) ou productrices de déchets et d’immondices. Avec le
développement de l’activité industrielle, s’est ensuite posé le problème
de la cohabitation avec des activités à risques susceptibles, en cas
d’accident, d’entraîner dans leur voisinages des effets néfastes sur
les personnes et les biens.
Au niveau européen, une nouvelle
directive 96/82/CE du Conseil du 9 décembre 1996 « concernant la maîtrise
des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses
» a été adoptée afin de renforcer le dispositif de préventions des
accidents majeurs impliquant des substances dangereuses.
L’objet de cet article est de présenter et d’analyser cette nouvelle
directive. Toutefois, pour qu’une directive entre en application il
faut qu’elle soit préalablement transposée dans le droit interne de
chaque pays. Pour la clarté de l’exposé, il est donc nécessaire :
de présenter les éléments essentiels
de la législation nationale en matière d’installations classées et
de prévention des risques majeurs ;
de rappeler
les exigences de la première directive 82/501/CEE ;
de présenter et d’analyser le contenu et les exigences de la
directive 96/82/CE ;
d’indiquer le dispositif
de transposition en droit interne de cette directive.
Sous forme de fibres courtes,
les fibres para-aramides sont utilisées pour la fabrication de gants
et vêtements de protection. Sous forme de pulpe , elles ont remplacé
la fibre d’amiante dans les applications où de bonnes résistances
à la chaleur et à l’abrasion sont requises : disques d’embrayage,
plaquettes de freins et joints.
Plus récemment, les fibres
para-aramides sous forme de fibres courtes ont servi de renfort dans
les matières thermoplastiques injectables pour leur conférer une meilleure
résistance à l’abrasion.
Le présent article est consacré
aux applications des fibres aramides dans les matériaux composites
, qui représentent environ 5 % de la consommation totale de ces fibres.
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