Définition des IFS
Les interactions fluide-structure (
IFS
) concernent le chapitre de la Mécanique consacré à la description des mouvements des structures plongées dans un fluide lui-même en mouvement et plus précisément à la détermination de la façon dont le fluide modifie le comportement des structures.
Nous nous situons donc à la frontière entre la
dynamique des structures
et la
dynamique des fluides
. Ceci implique que le domaine des IFS emprunte aux deux disciplines :
comme les choses sont plutôt « vues du côté de la structure », il s’inscrit dans le cadre général de la dynamique des structures ;
mais il faut évidemment se préoccuper des écoulements de fluide et en particulier de certaines de leurs caractéristiques au voisinage des parois.
En fait l’aspect spécifique des IFS est de décrire comment les mouvements d’une paroi modifient un écoulement et comment cela se traduit sur le champ des efforts s’exerçant sur cette paroi.
Les différents problèmes d’IFS
Cette dernière définition recouvre un domaine physique vaste aux applications industrielles multiples.
On peut leur appliquer la classification traditionnelle de la dynamique des structures qui distingue schématiquement :
• Les problèmes de
petits mouvements
qui relèvent de la théorie des vibrations. Ils sont souvent modélisés linéairement ou pseudo-linéairement et décrits dans le
domaine fréquentiel
. Les mouvements mis en jeu peuvent être très complexes et relever de représentations probabilistes.
• Les problèmes de
grands mouvements
des structures impliquant de fortes non-linéarités géométriques et également de matériau. Ces problèmes sont généralement décrits dans le
domaine temporel
du fait de leur caractère souvent transitoire et de la relative simplicité des mouvements mis en jeu. La prise en considération des non-linéarités dans les calculs impose également ce type de description.
Deux types de présentation des IFS sont alors possibles :
• Soit la présentation du cas général des grands mouvements, très axée sur les méthodes de résolution numérique. Les petits mouvements en sont un cas particulier, mais il est alors assez difficile d’y cerner leurs principes...