En présentant cet article et le suivant
Financement de l’entreprise
, nous avons le souci d’adopter une présentation utile au chef d’entreprise qui se trouve confronté, pour exercer son activité, à des
besoins de financement
en face desquels il faudra trouver des
ressources
en acceptant des
risques
identifiés et mesurés.
S’il a longtemps été d’usage de dire que l’actif du bilan d’une entreprise correspond à ce qu’elle possède, nous préférons considérer que le bilan correspond à un ensemble de
besoins chiffrés
et que, sauf pour des sociétés purement financières, la question est beaucoup plus «
comment financer les besoins
» que «
comment employer les ressources disponibles
».
On sait bien aussi que les actifs eux-mêmes sont sources de besoins de financement non toujours comptabilisés ; ainsi en serait-il des grosses réparations non provisionnées, des participations qui, au-delà de leur valeur au bilan, nécessitent des financements de développement, des avances d’actionnaires ou des prises en charge de risques parfois sans commune mesure avec leur valeur d’acquisition.
Une société mère peut être ainsi appelée en comblement de passif d’une filiale en cas de gestion de fait par la mère ; de la même façon, une société mère doit prendre en charge sans discussion les déficits de ses filiales qui ont la forme de sociétés civiles, de groupements d’intérêts économiques (GIE) ou de sociétés en nom collectif (SNC).
Les crédits à la clientèle sont aussi source de risque de perte jusqu’à leur recouvrement final, et il n’est pas inutile de rappeler qu’un dépôt de bilan sur quatre est, en France où le crédit interentreprises est particulièrement développé, dû à des impayés.
Nous avons donc pris le parti d’une présentation de bilan (voir page suivante) comme un ensemble de besoins
(actif)
, et des fonds regroupés par origine
(passif)
. Après l’analyse des bilans dans une perspective dynamique et des comptes de résultats, nous passons en revue de façon plus technique les sources de capitaux propres ou empruntés, dans l’article
Financement de l’entreprise
.
Un paragraphe particulier sera enfin consacré au recours à l’assurance comme auxiliaire de la gestion financière et patrimoniale des entreprises, qu’il s’agisse de l’assurance-crédit, de protection des biens, des pertes d’exploitation, de la responsabilité...