Parce qu’elle engage un grand nombre de moyens techniques et humains et parce qu’elfe met un certain temps à réagir aux changements, l’
entreprise est dirigée avec anticipation
et selon des plans qui sont suivis et adaptés quand les circonstances l’y contraignent ; ses moyens sont définis, organisés et affectés en fonction de buts à atteindre ; ses activités sont ordonnées et coordonnées de sorte à se compléter
pour produire les résultats les plus satisfaisants
pour leurs destinataires
dans les conditions les plus économiques
pour les bailleurs de fonds.
Si la plupart des entreprises sont gérées selon ces principes, toutes ne les appliquent pas de la même façon ni avec la même rigueur. La taille, le secteur d’activité, la conjoncture, la compétence des dirigeants sont autant d’éléments qui expliquent les différences, Néanmoins, on imagine mal comment une entreprise pourrait
réussir durablement
sans s’y conformer un tant soit peu car ; quelles que soient sa forme et son marché, elfe doit faire face à l’évolution constante et parfois imprévisible des goûts et des besoins de sa clientèle, aux innovations technologiques qui accélèrent l’obsolescence de son appareil de production ou de ses produits, aux réactions de la concurrence. Confrontés aux risques économiques permanents qui pèsent sur leur entreprise, les dirigeants doivent
s’assurer de l’adéquation constante et de la maîtrise des moyens investis.
De fait, quand on observe son fonctionnement, on s’aperçoit que
d’une manière ou d’une autre, la plupart des actes de l’entreprise sont contrôlés
: ils sont prévus, négociés, contractés, autorisés, vérifiés, mesurés, comparés, documentés, etc. Dans l’entreprise de type bureaucratique, toutes ces formes de contrôle sont précisément formalisées et centralisées ; dans les formes plus modernes d’organisation du travail, une plus grande marge de manœuvre tend à être laissée aux différents échelons hiérarchiques, voire aux niveaux opérationnels.
Condition sine qua non au fonctionnement et au développement maîtrisés de tout type d’organisation, le contrôle fait partie intégrante de la vie au travail, Malheureusement, parce qu’il régit et conditionne les faits et gestes de chacun, il est plutôt ressenti comme une contrainte, comme un frein à l’initiative et à l’imagination, comme un manque de confiance,
Excessifs, les contrôles découragent et démobilisent.
Le problème qui se pose est donc de trouver un équilibre entre deux nécessités apparemment conflictuelles : le contrôle...