1. Contexte
Un défi, pour les deux prochaines décennies, est de réussir à proposer une alternative technologique pertinente et économiquement viable aux énergies fossiles. Le diagnostic n'est pas nouveau et des espoirs sont nourris sur les biocarburants au sens large du terme, dérivés en particulier des algues, comme substituts au pétrole.
Les algues semblent en effet idéales pour plusieurs raisons. À la différence des plantes oléagineuses telles que le colza ou le palmier à huile, leur culture n'entre pas en concurrence avec des surfaces agricoles dédiées à l'alimentation humaine et animale. Elles sont abondantes dans les écosystèmes marins et elles ont une diversité biologique remarquable qui permet d'envisager des stratégies de criblage de la biodiversité et de sélection variétale. Les algues sont cultivables dans l'eau et fixent le CO
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