RÉSUMÉ
Cet article porte sur les technologies de captage, transport et stockage du CO2 - CCTS - pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour le déploiement industriel rapide et sûr de ces procédés, d’importants défis se posent notamment vis-à-vis des risques de corrosion des infrastructures. Trois volets sont abordés : les procédés de captage, le transport par pipeline ou navires et le stockage. Pour chaque brique de la chaîne, les facteurs de risque de corrosion sont décrits, et des moyens de contrôle sont identifiés. Un accent particulier est mis sur la gestion des impuretés qui est cruciale pour éviter la formation de phases corrosives dans les canalisations de transport.
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AUTEUR(S)
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Jean KITTEL
: Chef de projet IFP Énergies nouvelles, Solaize, France - Ingénieur de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA), docteur de l’université Pierre et Marie Curie Paris, habilitation à diriger des recherches de l’INSA de Lyon
-
François ROPITAL
: Professeur associé des universités INSA Lyon, laboratoire Mateis – Expert IFP Énergies nouvelles - Ingénieur de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA), docteur de l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, habilitation à diriger des recherches de l’université Pierre et Marie Curie Paris
INTRODUCTION
Cet article a pour cadre général le contexte de la transition
énergétique et la réduction des émissions de CO
2
. Pour
de nombreux secteurs industriels, la transition vers l’utilisation
d’une énergie renouvelable décarbonée ne pourra se faire de manière
très rapide, et nécessitera d’adopter des technologies pour limiter
les émissions de CO
2
liées à la combustion d’hydrocarbures.
Les procédés de captage de CO
2
puis de transport et stockage
de CO
2
(CCTS,
carbon capture, transport and storage
) font partie des solutions bien identifiées pour contribuer à la
transition énergétique. Afin d’assurer leur déploiement rapide et
sûr, il convient de comprendre et maîtriser les risques associés à
ces technologies, parmi lesquels la corrosion occupe une place centrale.
En effet, le CO
2
est un gaz acide corrosif, et la mise
en œuvre de la chaîne CCTS implique l’utilisation d’installations
industrielles en acier : unités de captage, canalisations de transport,
tubages des puits d’injection… La prise en compte des différents modes
de corrosion pouvant affecter ces infrastructures est indispensable
afin d’assurer leur durabilité, de minimiser les risques de fuite
et d’optimiser les coûts globaux.
Cet article vise donc à présenter les principaux enjeux autour
de la corrosion dans la chaîne CCTS. Il est articulé en trois chapitres
principaux. Le premier porte sur les différents procédés de captage
de CO
2
dans des installations industrielles telles que
les centrales thermiques de production d’électricité, les hauts fourneaux
des aciéries, ou les fours de cimenteries. Les technologies de captage
direct du CO
2
atmosphérique (DAC,
direct air capture
) ne sont pas traitées ici. Dans le second chapitre, les problématiques
liées au transport du CO
2
sous pression par canalisations
ou par bateau sont traitées, avec un focus particulier sur l’effet
des impuretés. Enfin, le stockage géologique du CO
2
et
la maîtrise de l’intégrité des puits et des installations de surface
sont présentés dans le dernier chapitre.
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MOTS-CLÉS
corrosion
| captage CO2
| transport CO2
| stockage CO2
Lecture en cours
Captage, transport et stockage du CO2 - Maîtrise des risques de corrosion