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INTRODUCTION
Il n’est pas facile de donner une définition parfaite des aciers microalliés car s’il est indéniable qu’il s’agit d’aciers où l’on a introduit volontairement certains éléments en très faible quantité, l’expression ne s’applique pas obligatoirement à toutes les nuances microalliées, mais plutôt à des familles d’aciers à hautes caractéristiques et surtout dans le domaine des aciers de construction (métallique et mécanique).
Dans cet article nous donnerons, chaque fois que cela n’entraîne pas de trop longs développements, une vue d’ensemble du rôle des éléments de microalliage quelle que soit la famille concernée, tout en considérant en priorité les
aciers de construction à hautes performances
.
Les familles d’acier concernées sont les suivantes :
les
aciers soudables à haute limite d’élasticité
ou à haute résistance (HLE, en anglais HSLA) sous forme de plaques, de tôles à tubes, de tôles minces, de barres, de profilés, de laminés marchands (aciers de construction, aciers pour appareils à pression...) ;
les
tôles minces
pour formage et emboutissage à haute limite d’élasticité ou sans élément interstitiel libre, c’est‐à‐dire avec fixation des éléments C et N sous forme de carbures et de nitrures ;
les
aciers de construction mécanique au carbone
pour lesquels le microalliage permet d’éviter des traitements thermiques ou le développement de traitements combinés dans la chaude du forgeage (traitements thermomécaniques) ;
des familles particulières, comme les
aciers à rails,
les
ronds à béton,
des
aciers pour boulonnerie,
etc. ;
des
aciers dits à dispersion d’oxydes,
qui sont les plus récents et sont de vrais aciers à dispersoïdes.
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Aciers microalliés