Les désignations d’alliages sont exprimées, dans la mesure du possible, dans les termes prévus par les normes françaises. Lorsque cela est impossible ou inusité, il est parfois fait appel à certaines marques commerciales passées dans le langage commun.
Les pourcentages sont, sauf mention spéciale, systématiquement exprimés en masse.
Les principaux moyens de
lutte contre la corrosion
ont été décrits dans le chapitre
Corrosion en milieu aqueux des métaux et alliages
de ce traité
; rappelons-les pour mémoire :
revêtements protecteurs (en bain métallique fondu, par voie chimique ou électrochimique, par projection), faisant l’objet de la rubrique M5 Traitements de surface ;
utilisation de métaux et alliages passivables ;
protection électronique (cathodique ou anodique) ;
action sur le milieu (élimination de l’oxydant, utilisation d’inhibiteurs ou de passivateurs) ;
action sur la conception et la construction de l’appareillage.
C’est à la deuxième méthode qu’est consacré le présent chapitre : emploi de métaux et alliages dont le domaine de passivité est suffisamment étendu dans un ensemble de milieux où ils peuvent donc être utilisés sans protection surajoutée.
Le but de ce chapitre est de donner un fil directeur permettant de lever les deux difficultés fondamentales suivantes :
-
hiatus entre les exposés généraux sur la corrosion
, tel le chapitre
Corrosion en milieu aqueux des métaux et alliages
de ce traité
et les données techniques précises sur chaque famille d’alliages
, données figurant dans les chapitres de ce traité :
Aciers inoxydables
[M 320]
,
Données numériques sur les aciers inoxydables
[M 323]
,
Propriétés de l’aluminium et des alliages d’aluminium corroyés
[