Dans la plupart des industries, une tendance va vers le développement de lignes de production aussi directes et aussi continues que possible. Le train continu à bandes à chaud
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développé aux États-Unis entre les deux guerres, vers 1930, en est un bel exemple aussi bien que les développements correspondants, en produits longs, au cas des trains à fil
. Citons également, plus en aval, les liaisons entre les lignes de décapage continu, le laminage à froid, le recuit continu et, même, les lignes de revêtement. Dans le domaine de l’
élaboration d’un métal primaire
(fonte ou minerais réduits), de l’
acier
et des
produits sidérurgiques laminés à chaud
, cette tendance commence à apparaître et nous l’étudierons sous les trois aspects suivants :
les lignes continues d’élaboration d’un métal, à l’état solide ou liquide, fonte, minerais réduits ou acier ;
les lignes continues depuis l’aciérie jusqu’au produit sidérurgique laminé à chaud ;
les possibilités, pour l’avenir, d’une élaboration totalement en continu de l’acier, des matières premières au produit fini.
Néanmoins, avant d’aborder ces trois développements, nous tenons à rappeler que cette notion de continuité n’est pas simple ; on en aura une idée par la complexité des définitions.
Un
procédé continu
est pour nous un procédé où l’alimentation (les « inputs ») comme les produits (les « outputs ») sont en flux continus ; cependant :
d’une part, il y a beaucoup plus souvent une alimentation continue qu’une sortie continue, notamment pour les métaux liquides généralement évacués en coulées successives ;
d’autre part, même pour des procédés dits « continus », comme les trains continus à bandes ou la coulée continue, les opérations sont généralement faites en séquences pour des durées limitées, par exemple le passage de chaque brame au train à bandes.
Les mêmes remarques s’appliquent au
transport continu
, d’une opération unitaire à la suivante ;...