3. Au cœur des interfaces tribologiques
Lorsque l'on se focalise sur l'interface qui sépare deux corps en contact, on peut remarquer que celle-ci s'écoule, sous certaines conditions (fortes pressions et vitesses de cisaillement), comme un fluide. En effet, Godet [39] et Berthier [13] ont mis en évidence que cette interface plus ou moins hétérogène et discontinue, ou plus communément appelée en tribologie « troisième corps », pouvait avoir des épaisseurs variables (allant de quelques nanomètres à plusieurs dizaines de micromètres) et s'écouler avec une rhéologie inconnue
a priori
. Cette interface discontinue se retrouve de façon artificielle dans la lubrification par poudre, mais, dans ce cas, les propriétés du milieu sont connues
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Au cœur des interfaces tribologiques