Présentation
RÉSUMÉ
Cet article traite des technologies d’obtention de pièces en céramique par différents procédés de fabrication additive. Après avoir décrit le principe de la fabrication additive, les différents éléments de la chaîne numérique associée ainsi que les différents problèmes qui peuvent apparaître, les différentes technologies permettant de réaliser des pièces en matériaux céramiques sont présentées. Pour chacune d’elle, le principe technique, les avantages, limitations et quelques exemples d’applications sont fournis. Les intérêts techniques et technico-économiques sont abordés avant de terminer par les nouvelles problématiques générées par l’industrialisation et le contrôle qualité de ces procédés.
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Lire l'articleAUTEUR(S)
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Thierry CHARTIER : Directeur de recherche – CNRS - Institut de recherche sur les céramiques (IrCer) – UMR CNRS 7315 ; Centre européen de la céramique, Limoges, France
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Vincent PATELOUP : Maître de conférences – Université de Limoges - Institut de recherche sur les céramiques (IrCer) – UMR CNRS 7315 ; Centre européen de la céramique, Limoges, France
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Christophe CHAPUT : Président - Société 3DCeram, Limoges, France
INTRODUCTION
La fabrication additive, initialement intitulée « prototypage rapide », rassemble des procédés innovants de fabrication de pièces couvrant un large champ d’applications. Elle est basée sur le principe de la fabrication de pièces par ajout de matière, contrairement à tous les procédés dits « conventionnels » ou « soustractifs » qui produisent des pièces par déformation ou enlèvement de la matière.
Historiquement, la fabrication additive a été développée pour réaliser rapidement des prototypes ou des maquettes d’objets dans le but d’en tester le concept ou le design. Elle s’intègre désormais pleinement dans les procédés de conception de produits et se trouve d’autant plus bénéfique qu’elle diminue les risques liés au développement de tout projet en amont, tout en maîtrisant les coûts associés. Elle permet en effet de réaliser assez facilement des pièces dont la géométrie est identique à celle des pièces de la maquette numérique sans avoir besoin de réaliser une étude d’industrialisation.
La fabrication additive peut être référencée sous différentes appellations : impression 3D, fabrication par couches, prototypage. Elle est aussi très souvent associée aux termes anglophones suivants : Rapid Manufacturing, Rapid Prototyping , Solid Freeform Fabrication ( SFF ) ou Freeform Fabrication , Digital Fabrication , Automated Freeform Fabrication , 3D Printing , Solid Imaging , Layer-Based Manufacturing or Prototyping .
Le principe fondamental de la fabrication additive est de distribuer et consolider la matière apportée selon la géométrie de la pièce. Pour réaliser cette opération, il a fallu résoudre les quatre problèmes suivants :
l’accessibilité : chaque voxel élémentaire d’une pièce à fabriquer doit être accessible au moins une fois durant le cycle de réalisation. Le mot « voxel » est la contraction de « VOlumetric pixEL ». Il s'agit d'un pixel 3D utilisé pour la représentation 3D dans l'espace d'un objet ;
la matière : la matière doit devenir solide durant sa distribution dans un temps le plus court possible afin de minimiser le temps de fabrication ;
la topologie : la totalité du volume de la pièce fabriquée doit être décrite, contrairement aux procédés par enlèvement de matière où seules les surfaces frontières sont...
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MOTS-CLÉS
céramique | fabrication additive | chaine numérique
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Élaboration de pièces céramiques par fabrication additive
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