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ne même essence de bois présente, selon son lieu de croissance, des caractéristiques biologiques qui peuvent varier considérablement
: un hêtre de montagne (Pyrénées) et un hêtre de plaine humide (Normandie) présentent des cernes d’accroissement très différents en concentricité et en largeur, déterminant des résistances mécaniques non identiques (écart pouvant atteindre 15 %) et des comportements en stabilité allant du prévisible à l’aléatoire.
La masse volumique varie également, pour une même essence, dans une fourchette pouvant atteindre 20 % de la valeur moyenne. Le même bois générique, approvisionné en volumes importants, donc de provenance non homogène, peut alors présenter des dispersions de caractéristiques parfois gênantes pour l’industrie.
On trouvera les dispersions les plus faibles dans une essence de bois provenant d’une même plantation ou d’une même zone géographique, où un même sol et un même climat ont engendré des arbres de même âge, de même taille et de même constitution. L’identification d’un lot à sa forêt d’origine constitue donc pour l’acheteur de bois une plus-value de confiance en la constance des caractéristiques, et assure entre autres, dès qu’un volume important est recherché, le succès des chênes, merisiers et ormes américains pour le meuble, ou celui des résineux du Nord (pins sylvestre et épicéa de Scandinavie ou de Russie du Nord) pour la charpente industrielle.
Il est donc normal et industriel de négocier l’achat du bois à l’aide de cahiers des charges où plusieurs paramètres, directement observables ou mesurables de façon simple, sont affichés dans une fourchette de niveaux acceptables, dans la limite toutefois de tolérances raisonnables, compatibles avec ce que le bois peut offrir.
En effet, un lot de bois se prête difficilement à la rigueur des contrôles qualité tels qu’on peut les pratiquer dans l’industrie mécanique : il faudra toujours tenir compte de déviations dues à l’obligation de rentabiliser les grumes pour le scieur, sauf si l’on accepte d’y mettre le prix.
On appelle
dérivés du bois
l’ensemble des matériaux utilisant la matière bois transformée comme base principale, les plus utilisés étant les panneaux : contreplaqués, particules, fibres, etc.
Pourquoi des panneaux ? Deux raisons importantes expliquent l’intérêt de ces produits, l’une économique, l’autre technique et utilitaire
.
La matière bois présente des qualités et des critères d’utilisation variables, non seulement d’une essence à l’autre, mais aussi à l’intérieur d’une même essence :
toute la matière disponible n’est pas valorisée...