Les examens non destructifs ont pour objectif de déterminer l’intégrité
de composants soit au cours de leur fabrication soit en service. Les
métaux à l’état solide, principalement les alliages à base de fer,
aluminium, titane, cuivre, … sont largement utilisés pour de tels
composants. Leurs propriétés physiques, notamment dans les domaines
de la propagation acoustique ; la conductivité thermique ; la conductivité
électrique ; ainsi que leur éventuel comportement magnétique permettent
d’envisager une large panoplie de techniques d’inspection. Seront
abordées les techniques d’inspection par ultrasons, par thermographie
infrarouge et par techniques magnétostatiques (magnétoscopie) ou électromagnétiques
(dont les courants de Foucault font partie).
Cet article omet d’autres techniques (examens visuels, ressuage,
imagerie par caméras ou par rayons X,…) qui font l’objet d’articles
spécifiques de la collection.
Les examens non destructifs peuvent fournir des informations essentielles
sur :
la présence de défauts internes, notamment à l’aide de contrôles
par ultrasons ;
la présence de défauts sous-cutanés qui peuvent être détectés
par ultrasons ou par thermographie infrarouge ;
la présence de défauts de surface, qui peuvent être mis
en évidence par magnétoscopie, courants de Foucault, thermographie
infrarouge ou ultrasons.
Cet article détaille dans un premier temps les problématiques,
et présente ensuite les différentes techniques de façon succincte,
en précisant comment prendre en compte les propriétés physiques des
métaux. Pour finir, plusieurs cas d’application de détection de défauts
sont décrits, en incluant les avancées technologiques désormais accessibles.