Le problème de la
mesure des volumes de fluides gazeux
a commencé à se poser industriellement avec la création de l’industrie gazière. En effet, celle-ci s’est trouvée dans l’obligation de mesurer le gaz fourni à ses clients pour en établir la facturation. Il en est résulté un besoin sans commune mesure avec les rares utilisations antérieures.
Cela a suscité l’apparition d’innombrables constructeurs réalisant, en ferblanterie, des compteurs dits d’abonnés dont la technologie était axée sur le déplacement de volumes élémentaires définis. Ce fut, vers 1815, l’origine des
compteurs à volant
nivelés à l’eau (§ 1) qui, avec de nombreux perfectionnements, sont encore utilisés pour les besoins des laboratoires.
Les compteurs à volant ont cédé progressivement la place à des dispositifs mieux adaptés aux différents problèmes à résoudre. Actuellement, si l’industrie gazière reste le principal consommateur de petits compteurs d’abonnés pour les ventes aux particuliers, les besoins de l’industrie en général sont devenus considérables :
soit pour des
ventes
: gaz naturel, oxygène, éthylène,
soit pour des
besoins internes
: répartition de fluides gazeux entre ateliers, production ou consommation d’unités d’industrie chimique.
Les différentes conditions d’exploitation ont amené une certaine
diversification des moyens de mesurage
en fonction de :
la précision à obtenir,
le comportement vis-à-vis du milieu (corrosion),
le comportement en cas de panne (blocage du débit ou passage libre),
l’importance des variations de débit (étendue de mesure),
l’utilisation des informations fournies.
On peut toutefois tenter une classification en prenant en considération les trois principaux types d’utilisation :
laboratoires (§ 1),
distributions gazières : abonnés domestiques (§ 2),
production gazière et utilisations industrielles (§ 3).
Avec la nécessité croissante de précision dans le mesurage, les installations ont été comparées.
Le volume mesuré par le compteur a donc été converti dans des conditions bien définies de pression et de température, dites de base (§ 4). Ainsi le...