INTRODUCTION
L’ultracentrifugation préconisée et développée par T. Svedberg et son école a trouvé de larges applications dans le domaine de la chimie-physique des macromolécules, qu’elles soient biologiques ou de synthèse. En effet, dans un champ centrifuge suffisamment intense pour rendre les phénomènes de diffusion négligeables, les macromolécules, généralement plus denses que le solvant dans lequel elles sont dispersées, tendent à s’éloigner de l’axe de rotation pour aller se déposer insensiblement sur le fond du tube qui renferme la solution ; on donne à ce déplacement de toute molécule dans le sens de la direction de la force centrifuge le nom de
sédimentation
même si aucun dépôt n’est visible au fond du tube. Par contre, lorsque les particules dispersées dans le milieu au cours de l’ultracentrifugation remontent vers la surface, on dit que l’on a
flottation
.
Qu’il y ait sédimentation ou flottation, on peut exploiter le phénomène d’enrichissement des zones inférieure ou supérieure du tube pour séparer différents constituants ; on dit alors que l’on a réalisé une
ultracentrifugation préparative
. Par contre, si on se limite à observer le déplacement des molécules, il devient possible d’obtenir des informations sur leur constante de sédimentation, leur forme et leur masse ; on dit alors que l’on a réalisé une
ultracentrifugation analytique
.
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Ultracentrifugation