Mise à jour du texte rédigé par
Édouard MARTIN
(PCUK) et
Jacques QUIBEL
(Sté chimique de la Grande-Paroisse), paru en 1983 dans ce traité.
La première description connue d’un procédé de fabrication de l’acide nitrique date du XIII
e
siècle : les alchimistes de l’époque utilisaient la
réaction à chaud du sulfate de cuivre sur le salpêtre
.
La réaction d’un sulfate sur un nitrate dégage du pentoxyde nitrique, N
2
O
5
, mélangé à ses produits de décomposition de dioxyde d’azote NO
2
et le tétraoxyde de diazote N
2
O
4
, et de l’oxygène O
2
.
Ce mélange gazeux, mis en contact avec l’eau, donne de l’acide nitrique :
.
Ce procédé, modernisé par le remplacement du sulfate par l’acide sulfurique et du salpêtre par le nitrate de sodium naturel du Chili, fut le seul exploité industriellement jusqu’au début du XX
e
siècle. Dès le XIX
e
siècle, des impératifs économiques et surtout d’indépendance nationale (l’acide nitrique étant nécessaire à la fabrication des explosifs) ont poussé les industriels à rechercher des techniques de fabrication des oxydes d’azote sans utilisation de nitrate.
C’est Kuhlmann qui découvrit en 1839 la préparation du monoxyde d’azote NO, par combustion catalytique de l’ammoniac sur toile de platine :
4 NH
3
+ 5 O
2
® 4 NO + 6 H
2
O
Mais c’est la synthèse directe :
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