Nota :
Mise à jour du texte de
Georges SCHAAL
paru en 1982 dans ce traité.
Le premier procédé industriel de production d’acroléine, mis au point par Degussa en 1942, était basé sur la condensation en phase vapeur de l’acétaldéhyde et du formaldéhyde. En 1959, Shell a été le premier à commercialiser le procédé d’oxydation en catalyse hétérogène du propylène en acroléine. Tous les procédés actuellement exploités sont basés sur l’
oxydation du propylène
et utilisent des
catalyseurs contenant du bismuth et du molybdène
.
Une grande évolution des catalyseurs a en effet permis d’augmenter les taux de conversion du propylène de 15 % à plus de 90 %. Les premiers catalyseurs étaient des oxydes de cuivre et de sélénium. Aujourd’hui, les plus efficaces sont des oxydes métalliques complexes composés de Bi, Mo, Fe, Ni et /ou Co, K ou encore P, B, W ou Sb.
Rappelons que l’acroléine peut être également récupérée en fin de la première étape d’oxydation catalytique du propylène en
acide acrylique
(
dans ce traité).