La découverte des polyéthylènes linéaires est due (de façon quasi simultanée) à Zletz (Standard Oil Company of Indiana - 1950), Hogan et Banks (Phillips Petroleum Company - 1951), Ziegler (Max Planck Institute - 1953).
Ces polyéthylènes linéaires (symbole normalisé : PE-L) sont constitués de chaînes dépourvues de branchements longs et sont obtenus par
polymérisation catalytique
à pression et température modérées, contrairement aux polyéthylènes ramifiés obtenus par polymérisation
radicalaire
sous haute pression et haute température (article
Polyéthylène basse densité
dans ce traité).
Les premières unités de taille industrielle ont été réalisées par Hoechst (1955, catalyse Ziegler) et Phillips (1956, catalyse au chrome).
De nos jours, on distingue :
les procédés dits en
solution
, mettant en œuvre une réaction de polymérisation de l’éthylène en solution dans un solvant (le milieu réactionnel est donc
monophasique
) ;
les procédés dits en
suspension
, mettant en œuvre une réaction de polymérisation de l’éthylène en suspension dans un diluant (le polymère n’est plus soluble dans le milieu réactionnel).
Une variante de ce dernier procédé, mettant en œuvre un
lit fluidisé de grains de polymère
en croissance dans un flux de monomère, fit son apparition en 1970 (pilotes) et trouva un développement industriel au début des années 80. Il s’agit du procédé dit en
phase gaz
.
Jusqu’en 1970, ces procédés furent employés pour la fabrication des polyéthylènes linéaires
haute densité
(PE-HD).
Entre 1970 et 1975, les premiers polyéthylènes linéaires
basse densité
(PE-BD) firent leur apparition. Leur développement commercial s’accompagna d’une nouvelle évolution des procédés qui furent adaptés pour produire non plus des homopolymères modifiés (gamme des polyéthylènes de haute densité) mais de véritables
copolymères
éthylène - oléfine (en C
4
, C
5
, C
6
, C
8
).
Il en résulta une relance des procédés en solution à basse pression (la présence de comonomère augmente la...