RÉSUMÉ
Les cellules biologiques sont le centre de phénomènes biochimiques ou génétiques, qu’elles déclenchent ou qu’elles subissent de la part de l’environnement, mais qui restent étroitement liés à leurs propriétés mécaniques. Cette petite entité vivante est active, et consomme de l’énergie pour répondre à toute sorte de sollicitations la déplaçant de son point d’équilibre. Les propriétés rhéologiques des cellules vivantes possèdent donc la capacité d’impacter leur comportement in vivo, par exemple la génération de forces en réponse à une stimulation mécanique. Des outils et des modèles physiques ont été spécifiquement élaborés, afin d’étudier ces propriétés. Ces techniques de caractérisation « passives » ou « actives » permettent d’appréhender ces phénomènes à différentes échelles de temps et de tailles, et d’établir des corrélations entre propriétés mécaniques et activité biochimique.
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AUTEUR(S)
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Pascal SILBERZAN
: Directeur de Recherche au CNRS, spécialisé en biophysique, Institut Curie, Paris. - Fellow de l'American Physical Society
INTRODUCTION
Les propriétés rhéologiques très particulières des cellules vivantes,
largement dues à leur activité intrinsèque, conditionnent de nombreux
comportements
in vivo
, que ce soit la réponse à une stimulation
mécanique, ou la génération de forces.
Des outils et des modèles physiques spécifiquement élaborés permettent,
aujourd'hui, de sonder ces propriétés dans différentes conditions,
à différentes échelles de temps et de tailles, et de mieux corréler
propriétés mécaniques et activité biochimique.
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