Les premières applications de la radio-électricité furent les télécommunications puis la radio-navigation, mais dès le début du siècle des précurseurs envisagèrent la possibilité de détecter la présence d’objets métalliques par l’utilisation d’ondes électromagnétiques.
Cette nécessité de détecter des objets sans la participation de l’objet lui‐même s’est fait sentir pour les besoins de la navigation et de l’anticollision, notamment dans le domaine des transports maritimes, mais c’est le besoin militaire de la défense aérienne et maritime qui fut le principal moteur de cette technique nouvelle à partir des années trente.
Le mot
radar
lui‐même, qui est aujourd’hui universellement adopté pour désigner un matériel répondant à ces exigences, est un nom de code officiellement adopté par la marine nationale des États-Unis en novembre 1940, abréviation de l’expression « radio detection and ranging », mais les origines du radar lui sont bien antérieures.
La première expérimentation concrète est due à Christian Hülsmeyer qui breveta, en 1904, son
télémobiloscope
, émetteur-récepteur radiofréquence utilisé pour la détection à distance d’objets métalliques, qui aurait été testé avec succès à Cologne avec des portées de l’ordre de 3 km sur des bateaux. Ce même type d’expérience fut repris en 1916 par Hans Dominik et Richard Scherl. Dans les deux cas le signal émis provenait d’un générateur de « spark » : onde électromagnétique engendrée par l’amorçage d’un arc.
La véritable éclosion de cette technique se situe cependant entre 1930 et 1940 où des recherches et développements ont été menés simultanément dans de nombreux pays, notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, mais aussi la Russie, l’Italie, la Hollande et le Japon. Le radar a vu ses premiers développements se concrétiser au cours de la Seconde Guerre mondiale. Depuis cette époque, cette technique n’a cessé de se perfectionner, tant au plan technologique, que par la variété des techniques mises en jeu qui toutes se rattachent à un même principe de base.