L’article
Câbles sous‐marins de télécommunications
[E 7 550]
, édité en 1991, dresse un tableau complet de l’évolution de cet important domaine des télécommunications intercontinentales, depuis les premiers câbles télégraphiques au milieu du XIX
e
siècle jusqu’à 1990. Il met en relief le pas important franchi dans les années 50 avec l’apparition des systèmes de téléphonie sous‐marine à répéteurs immergés, le développement très rapide des systèmes à transmission analogique sur câble coaxial qui, malgré la durée relativement courte de leur règne, trois décennies seulement, ont permis d’installer un réseau mondial de 300 000 km représentant près de 300 millions de circuits × kilomètres, l’apparition en 1985 des systèmes numériques à fibres optiques, bien adaptés au volume de la demande et aux exigences de souplesse et de qualité des exploitants, qui se sont rapidement substitués à tout ce qui avait précédé.
Les caractères fondamentaux de cette technique ont été exposés en détail. Ils restent toujours les mêmes à travers tous les systèmes, notamment ceux ayant trait à l’aspect maritime.
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Câbles sous‐marins de télécommunications
[E 7 550]
reste toujours entièrement valable. Le présent article a pour but de le prolonger en présentant ce qui s’est fait entre 1990 et 1995, ainsi que les perspectives futures dans un domaine où les transformations sont de plus en plus rapides.
L’élément fondamental intervenu depuis 1990 est la mise au point dans un délai très court des systèmes à amplification directe des signaux optiques qui se substituent depuis 1995 aux systèmes à régénération. En effet, ces derniers, après le succès rapide des premières liaisons à 280 Mbit/s en 1988-90 et 560 Mbit/s en 1991-94, ont rapidement montré leur limite. Il est difficile avec eux de dépasser le débit de 2,5 Gbit/s, réalisé par le constructeur britannique STC sur le transatlantique Nord...