Échange de données informatisé (EDI)

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Échange de données informatisé (EDI)

Auteur(s) : Claude CHIARAMONTI

Date de publication : 10 mai 2001

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AUTEUR(S)

  • Claude CHIARAMONTI : EDItorialiste - Membre du conseil d’administration d’Édifrance

 INTRODUCTION

Au début des années 90, l'EDI était le sigle à la mode, porteur de la modernité d'une informatique qui devenait un outil de communication standardisé entre entreprises. Le sigle EDI , Electronic Data Interchange , se conserve en français avec comme traduction Échange de Données Informatisé : à noter que c’est l’échange qui est informatisé, pas seulement les données. Ne serait-ce cette préoccupation de conserver le sigle anglais, on pouvait plus simplement parler d’échange électronique de données.

On ne parlera pas ici des échanges de données techniques qui ont leur sigle, EDT, leur norme, STEP, et leur problématique propre, pour s’en tenir aux échanges électroniques de données structurées relatives à l’administration, au commerce et au transport, selon le sigle Edifact, Electronic Data Interchange For Administration, Commerce and Transport .

L’EDI à l’heure d’Internet et de XML

Avec Internet, le Web et XML, l'EDI, jusqu'à présent centré sur les grands comptes donneurs d'ordres, va pouvoir pénétrer le tissu des PME et, après avoir été le précurseur du B2B, en rester l'épine dorsale pour être le « back office » du commerce électronique.

Car la fonction de l’EDI, rationaliser, codifier et automatiser des transactions répétitives entre applications d’entreprises différentes, ne peut que prendre de l’importance avec le commerce électronique et la société de l’information.

L’EDI classique installé va continuer à se renforcer en continuant à utiliser la norme Edifact. Mais si XML devient le liant entre tous les types d’applications, il sera de plus en plus difficile de ne pas passer de la syntaxe Edifact au métalangage XML.

Cette migration sera d’autant moins coûteuse pour les quelque 30 000 entreprises françaises déjà « édifiées » qu’elle préservera l’acquis d’Edifact : l’analyse des processus d’affaires et la sémantique des codifications utilisées.

Passer à XML et à ses outils apportera deux grands bénéfices : d’une part intégrer l’EDI, jusqu’ici marginalisé, parmi les outils de communication de l’entreprise, y compris places de marché et catalogues électroniques, d’autre part ouvrir l’EDI sur de nouveaux partenaires sur le Web.

Reste à XML à stabiliser les spécifications de ses outils et aux utilisateurs à enregistrer leurs profils de mise en œuvre pour concilier la liberté « eXtensible » de XML avec la possibilité de réutiliser ce qui existe déjà.

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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-h3598

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