La performance des systèmes dépend d’un grand nombre de paramètres et n’est donc pas simple à appréhender. C’est certainement la raison pour laquelle l’aspect performance dans les projets est souvent traité comme un parent pauvre. L’on ne s’y intéresse qu’en dernier ressort et bien souvent lorsque des problèmes se posent. Il résulte souvent de ce traitement tardif et « à chaud » des résultats médiocres, voire désastreux, pour l’architecture du système. La recherche de meilleures performances conduit souvent à déstructurer le système : des niveaux de virtualisation, qui avaient été introduits pour assurer une certaine indépendance vis-à-vis du matériel ainsi qu’entre les modules logiciel, sont purement et simplement supprimés. Les solutions apportées ne sont que partielles, conduisent bien souvent à une augmentation des coûts et des délais et ont un impact négatif sur la maintenance du système.
L’absence de maîtrise des performances rend difficile la prévision du comportement du système face à des changements tant dans les missions qu’il doit remplir que dans les mutations technologiques qui lui seront apportées au cours de son existence (comme l’incidence d’un changement de processeur ou de réseau local sur le temps de réponse du système). Cette absence de maîtrise rend en outre difficile l’analyse des problèmes de performance rencontrés dans la vie du système.
Nous proposons une méthodologie permettant de traiter, dans le cadre de projets, la performance au moyen de techniques de
modélisation
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La modélisation des systèmes informatiques permet d’étudier le comportement des systèmes sur des modèles et non sur le système lui-même. De cette façon, il est possible de prévoir le comportement du système vis-à-vis de changements dans ses missions ou dans les technologies utilisées pour sa réalisation. L’alimentation de tels modèles nécessite des données, qui sont fournies par des mesures ou des estimations. La modélisation et la mesure sont deux activités distinctes mais complémentaires. Elles sont nécessaires à l’activité de l’architecte système, et elles apportent l’aspect quantitatif à une activité qui a quelquefois tendance à se cantonner au qualitatif. La modélisation peut s’appliquer tout au long du cycle de vie du système : depuis la phase de conception jusqu’à la vie opérationnelle du système. En ce qui concerne la vie opérationnelle du système, on peut remarquer que celui-ci est soumis à des demandes de modification de mission (services qu’il doit rendre) ainsi qu’à des modifications de sa technologie (rajeunissement de certains composants rendu nécessaire par leur retrait du marché). Il est utile, pour maîtriser de tels changements, d’évaluer a priori et donc de valider l’impact des changements...