Le stockage a pris sa distance vis-à-vis des serveurs : distance non seulement au sens de l’éloignement physique, rendu possible grâce aux nouvelles technologies à fibre optique, mais aussi distance au sens de l’indépendance fonctionnelle. C’est ainsi que les ressources de stockage ne sont plus de simples boîtes noires, propriété exclusive d’un serveur mais tendent de plus en plus à former un espace de stockage intelligent, à la disposition des différents serveurs d’application de l’entreprise. Ce fait est confirmé par les entreprises qui procèdent maintenant à des appels d’offre du stockage, indépendamment des appels d’offre des serveurs.
L’indépendance du stockage de données est simultanément encouragée par la croissance exponentielle de la masse d’information qui demande à être partagée par les différents acteurs de l’entreprise et par le développement rapide des architectures de stockage en réseau.
Selon une étude de IDC (mai 1999) visualisée figure
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, plus de 1 300 000 To (1 To = 10
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octets) seront livrés dans le monde en 2002, alors qu’il y a cinq ans la livraison annuelle ne dépassait pas 10 000 To. Unix et NT se partageront l’essentiel de cette masse d’information.
Heureusement, l’évolution des technologies va permettre de contenir cette explosion continue des données. Les appareils de stockage sont de plus en plus capacitifs. Les disques de 100 Go (1 Go = 10
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octets) à des prix attractifs sont pour demain. Les technologies Super DLT et LTO nous promettent bientôt des capacités proches du téra-octet. Les technologies de communication s’accélèrent. Fibre Channel permet aujourd’hui des vitesses de 100 Mo/s, demain 400 Mo/s. Les logiciels d’administration et de sauvegarde/restauration des données deviennent de plus en plus performants. Toutes ces avancées technologiques...