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Le public invité à détecter les cratères d’astéroïdes

Posté le par La rédaction dans Espace

Les apprentis chercheurs sont invités à traquer eux-mêmes les cratères dus à des chutes d'astéroïdes sur la surface de la Terre, pour aider les scientifiques à mieux comprendre notre histoire géologique, via une plateforme de sciences participatives lancée mercredi.

« Vigie-cratère », déclinaison du programme « Vigie-ciel » sur les étoiles filantes et les météorites, lancé en 2016, doit permettre de détecter des cratères d’impact grâce à des reconstructions numériques du relief terrestre, explique dans un communiqué le CNRS, initiateur de la plateforme avec le Muséum d’histoire naturelle et l’Université Paris-Saclay.

Le monde a été découpé en 200.000 images topographiques couvrant chacune une parcelle de continent de 50 km par 50 km, explique le CNRS dans un communiqué.

A partir de ces images, tirées au hasard, la plateforme propose de chercher des structures circulaires et d’entourer les dépressions détectées.

« Sans l’aide du grand public, l’analyse des 200.000 images nécessiterait, pour une personne, pas moins de six années », explique Sylvain Bouley, du laboratoire Géosciences à l’Univsersité Paris-Sud.

Dans une deuxième interface, le public est invité à analyser les structures détectées (qui pourraient être confondues avec des cratères volcaniques, ou des carrières) par les autres utilisateurs, et à voter.

Les personnes vivant près d’un cratère identifié peuvent enfin se rendre sur place pour prendre des photos.

Les premiers cratères d’impact observés sur Terre, comme le Meteor Crater en Arizona, ont été découverts au début du XXe siècle. « Mais pendant longtemps, on n’a pas su ce qu’ils étaient », explique Sylvain Bouley à l’AFP. Il faudra attendre 1960 pour « lever le doute » sur leur nature, en démontrant que certains minéraux ne pouvaient se former « que lors d’un impact avec des corps extra-terrestres », ajoute-t-il.

« Chaque cratère marque des moments importants de l’histoire géologique. Une structure de quelques kilomètres peut expliquer par exemple la présence dans une région de certaines ressources minérales, comme les métaux rares », fait valoir le chercheur.

La plupart des cratères de plus de 6 km de diamètre auraient tous été découverts mais il resterait encore à en découvrir « plus de 90 de 1 à 6 kilomètres, et plus de 250 inférieurs à 1km », rappelle le CNRS.

Posté le par La rédaction


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