L’extrême importance des écosystèmes microbiens des muqueuses et de la peau est unanimement reconnue ; en effet ces différents microbiotes produisent plus de la moitié des métabolites présents dans les fluides corporels et jouent un rôle prépondérant dans l’homéostasie. À l’inverse, déséquilibrés, ils peuvent être source de nombreux états pathologiques : diabète type II, obésité, syndromes inflammatoires pouvant précéder certains cancers, pathologies neurologiques, risques cardiovasculaires...
Quand cela semble souhaitable, trois possibilités peuvent être envisagées pour moduler ou même modifier ces microbiotes : les prébiotiques, les probiotiques et les symbiotiques.
Les probiotiques permettent d’apporter des micro-organismes vivants (bactéries, levures), les prébiotiques permettent d’amener des composés non ou partiellement dégradables : les prébiotiques seront métabolisés par telle ou telle composante microbienne que l’on souhaite favoriser.
Dernière possibilité : associer probiotiques comme des bifidobactéries ou des lactobacilles à des prébiotiques que ces bactéries pourront métaboliser sélectivement ce qui leur donnera un avantage certain sur les autres et leur permettra d’avoir une croissance nettement favorisée. De telles associations sont dites symbiotiques.