Un chirurgien-dentiste réalise en moyenne 2 000 clichés radiologiques par an, c'est dire que la radiologie dentaire représente une part importante de l'activité clinique du praticien. La radiologie constitue ainsi une préoccupation quotidienne pour laquelle chaque patient, en début, au cours ou à l'issue d'un traitement, requiert des modalités d'imageries adaptées. Bon nombre de radiologues ou de spécialistes de chirurgie orale sont amenés à pratiquer également la radiologie dento maxillo-faciale. Le parc de matériel, estimé à plus de 33 000 générateurs, ne cesse de progresser. Les matériels requis pour les techniques intra-orales numérisées sont aujourd'hui l'équipement minimum, et la nécessité de compléter ces installations par des matériels destinés à la radiologie panoramique, voire à l'imagerie volumique numérisée (
Cone Beam CT
– CBCT), concerne maintenant bon nombre de praticiens associés dans des cabinets de groupe de spécialités odontologiques diverses.
Les examens radiologiques dentaires intra- ou extra-oraux dont on détaille ici la réalisation, sont considérés de première intention dès lors qu'ils sont peu invasifs et aisément réalisables au cabinet. En seconde intention viendra, si nécessaire, l'imagerie volumique, moins économe en rayonnements mais riche d'informations tridimensionnelles et qui s'impose de plus en plus dans le cadre de plans de traitement complexes. L'arrivée récente, la diffusion spectaculairement rapide et l'évolution technique du CBCT ont très fortement bouleversé la pratique odontologique, au point que la nécessité d'indications nouvelles (HAS), de codifications nouvelles (CCAM), de formations adaptées s'est imposée. En outre, des indications qui concernaient jusqu'alors la tomodensitométrie, se réorientent aujourd'hui vers le CBCT, limitant ainsi la dose patient.
Rappelons que l'imagerie radiologique dentaire ne constitue qu'un moyen supplémentaire mis au service du praticien dans sa pratique quotidienne, et que c'est la nécessité clinique qui implique l'acte radiologique dans le respect des concepts de la radioprotection : optimisation, limitation et justification. Une exposition est en effet justifiée si elle présente un intérêt médical direct suffisant au regard du risque qu'elle peut présenter et si aucune autre technique d'efficacité comparable comportant un moindre risque n'est disponible. C'est l'opération établissant le bénéfice net d'un examen par rapport au préjudice potentiel lié à l'exposition aux rayonnements ionisants. La pertinence des informations diagnostiques ou thérapeutiques attendues doit donc guider la juste indication des actes radiologiques.
S'appuyant sur les formations initiales et permanentes dispensées à la
Faculté...