L’augmentation des besoins en matière d’informations et de communications (voix, données et images) alliée au développement des technologies et à la recherche de gains de productivité, d’économie de fonctionnement et de gestion, d’évolution des conditions de vie et de travail, a, ces dernières années, fait apparaître, dans les pays développés, des constructions qualifiées d’« intelligentes », qu’elles soient à usage résidentiel, qu’elles soient destinées à des activités relevant du secteur tertiaire ou qu’elles soient le lieu de productions industrielles.
Ainsi, une
construction intelligente
est une construction immobilière faisant largement appel aux nouvelles technologies en ce qui concerne ses équipements, son usage et sa gestion.
Si l’on considère le vocabulaire, les Anglo-Saxons distinguent le concept de
home automation
, relatif à l’habitat individuel ou collectif, de celui d’
office automation
réservé aux bâtiments du tertiaire. Tant les Anglo-Saxons que les Japonais parlent d’
intelligent building
pour le tertiaire. La langue française a, s’agissant de l’habitat et du tertiaire, produit deux néologismes : l
a domotique et l’immotique.
Ces concepts concernent tant les ouvrages neufs que le parc existant et ils intéressent directement l’ensemble des professionnels du bâtiment, que ce soit au stade de la conception, de la réalisation, de la gestion ou de l’entretien.
Depuis 1990, le concept de bâtiment intelligent a considérablement évolué, notamment par la prise en compte des aspects liés à l’environnement et à l’économie.
Ces développements pourraient à eux seuls justifier la rédaction d’un article spécifique traitant des bâtiments intelligents en général, dans le contexte technique, économique, social et environnemental de 1997.
De la domotique et l’immotique vers l’urbatique et la société de l’information
A quelques mois de l’an 2000, se profile la révolution de la
télématique
dont les plus optimistes des partisans prétendent qu’elle surpassera par son ampleur, son intensité et ses conséquences celle qui avait vu naître le XX
e
siècle.
Si le vocable de bâtiments intelligents a été utilisé par le passé pour désigner les constructions des secteurs résidentiels et tertiaires, la ville intelligente n’existe pas véritablement aujourd’hui, même si la France, semble-t-il, a été un des premiers pays avec le...