Présentation
RÉSUMÉ
La protection contre la foudre dépend de la sévérité locale en nombre de points de contact au sol par km² et par an obtenue grâce à des réseaux de détection spécialisés. La détection foudre permet également de faire de la prévention afin de mettre les personnes en sécurité ou de retarder un process industriel potentiellement dangereux.
Il est important de comprendre la physique de la foudre pour bien s’en protéger et notamment de différencier les coups ascendants et descendants, ainsi que la polarité. Les effets de la foudre sont également à prendre en compte avec l’aspect haute fréquence du courant de foudre et l’énergie associée aux impulsions. Enfin, des modèles sont nécessaires pour déterminer les emplacements de la structure qui risquent d’être impactés.
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Alain ROUSSEAU : Ingénieur de l’École Centrale de Lyon – DEA de Génie électrique - Président SEFTIM – Président des Comités de Normalisation Protection Foudre AFNOR et CENELEC. Président du Comité de Normalisation Parafoudre IEC - SEFTIM, Vincennes (France) - Cet article est la version actualisée de l’article C 3 307v2 intitulé « Foudre et protection des bâtiments » rédigé par Alain ROUSSEAU, Claude GARY, Gérard BERGER en 2000.
INTRODUCTION
Lorsqu’en 1753 Benjamin Franklin inventa le paratonnerre à tige, il pensait que, par son effet de pointe, celui-ci était capable d’écouler à la terre le « fluide électrique » contenu dans le nuage orageux, et, par-là, d’empêcher la foudre de tomber.
Cette hypothèse ne résiste pas à l’analyse que permet la connaissance moderne des phénomènes d’ionisation. D’ailleurs, déjà du temps de Franklin, cette façon de voir fut rapidement infirmée : parmi les nombreuses tiges qu’il fit élever, cinq furent frappées par la foudre dès la première année de leur mise en place.
La seconde façon d’expliquer le rôle protecteur des paratonnerres consiste alors à considérer leur pouvoir d’attraction sur la foudre. On a cependant assez rapidement reconnu que ce pouvoir était limité à un volume relativement réduit, ce qui permet néanmoins d’assurer une certaine zone de protection autour du paratonnerre. Diverses définitions de cette zone, toutes empiriques, ont été données, généralement sous la forme d’un cône de section circulaire, d’axe vertical, et dont le sommet coïncide avec la pointe du paratonnerre. On a longtemps admis que le demi-angle au sommet de ce cône était fixe et de l’ordre de 45 ou 60˚.
Malheureusement, ce modèle simplifié de protection est imparfait car il ne prévoit pas certains cas. On connaît, en effet, de nombreux cas où la foudre est tombée au pied même du paratonnerre ou d’une tour élevée, ou a frappé cette tour à mi-hauteur. Ces observations ont notamment été faites auprès de tours de télévision et elles semblent même montrer que la concentration d’impacts est, à leur voisinage, supérieure à la moyenne de la région.
L’étude des phénomènes physiques mis en jeu par la foudre a permis d’élaborer une méthode de détermination de la zone de protection d’un Paratonnerre à Tige Simple (PTS), ou de fils tendus horizontalement ; elle permet également de définir la taille maximale des mailles d’une cage. Cette méthode est fondée sur l’analyse du mécanisme d’impact de la foudre et elle est mise en œuvre au moyen d’un modèle mathématique appelé modèle électrogéométrique . Bien que ce modèle ne soit pas parfait – bien des incertitudes subsistent – il constitue néanmoins l’approche la plus cohérente pratiquement et la plus simple de la protection directe contre la foudre qui ait été élaborée à ce jour. Il permet entre autres d’expliquer pourquoi la foudre peut tomber au pied d’une tour, donc d’expliquer certains « ratés » de protection, et montre que la zone de protection dépend de l’intensité de crête et de la polarité du courant qui va...
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MOTS-CLÉS
Risque | paratonnerre | foudre | protection au feu | Protection collective | Protection individuelle
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de oct. 1983 par Claude GARY
- Version archivée 2 de mai 2000 par Alain ROUSSEAU, Claude GARY, Gérard BERGER
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Foudre et protection des bâtiments - La physique
Sources bibliographiques
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