Construire avec le site équivaut à une approche synthétique qui influencera les choix d'implantation, d'orientation, de forme architecturale, de volumétrie, de disposition et profondeur des locaux, d'emplacement des baies vitrées... d'un bâtiment. Cette approche s'apparente à une démarche bioclimatique dans le but de concilier au mieux le confort d'hiver, le confort d'été, les économies d'énergie, l'éclairage naturel, l'acoustique et la santé. Elle va au-delà de la simple prise en compte des apports solaires et incite la maîtrise d'œuvre à rechercher les meilleurs compromis en tenant compte de tous ces objectifs.
Cette démarche bioclimatique favorise la conception de bâtiments passifs, de manière à limiter au maximum les besoins en chauffage et en climatisation. Les options pour contribuer à une architecture passive se décident au moment du projet ; c'est en effet à l'esquisse que l'essentiel de ce qui fera la qualité environnementale d'une opération doit se décider. Ensuite, les grandes lignes du projet sont affinées, aux phases APS et APD, au moyen de calculs d'optimisation, de comparaisons de matériaux, de dimensionnement des baies vitrées, de choix de protections pour le confort d'été...
À cet effet, une analyse du site doit être réalisée en amont puis être traduite en une carte contraintes/atouts de la parcelle. Cela permet notamment d'intégrer au programme un certain nombre d'exigences environnementales qui seront analysées et interprétées par l'architecte, à la phase concours.