Présentation
RÉSUMÉ
Cet article présente des matériaux composites électromagnétiques à structures aléatoires et les différentes méthodes de modélisation qui s’appliquent à ces matériaux en fonction de leur composition. Ensuite sont abordés les matériaux artificiels à structure périodique, les métamatériaux, ainsi que les cristaux photoniques en commençant par les matériaux bidimensionnels, les surfaces sélectives en fréquence, les surfaces à haute impédance et les métasurfaces, puis les structures tridimensionnelles.
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André DE LUSTRAC : Professeur des universités, Université Paris Nanterre - Centre de nanosciences et de nanotechnologies, Université Paris Sud, Orsay, France
INTRODUCTION
Dans cet article, nous nous intéressons dans un premier temps aux matériaux électromagnétiques artificiels composites aléatoires issus de mélanges de divers éléments qui présentent des paramètres constitutifs de permittivité et de perméabilité , positifs ou négatifs, ajustables en fonction de leur composition. Depuis l’invention de la radio au début du XX e siècle, et surtout depuis l’invention du radar dans les années 1930, ces matériaux sont de plus en plus utilisés pour leurs propriétés électromagnétiques, et leur facilité de fabrication et de mise en œuvre. Les différentes méthodes de simulation de ces structures permettent de prévoir leurs propriétés électromagnétiques. Nous verrons également que ces propriétés dépendent de leur composition, mais également de la géométrie et des propriétés électromagnétiques des inclusions, ainsi que de leur densité.
Nous abordons ensuite les matériaux composites périodiques, et en particulier les métamatériaux et les cristaux photoniques. Ce second concept, dérivé des structures cristallines naturelles, concerne la réalisation de matériaux périodiques formés de motifs de différentes natures (diélectriques, conducteurs ou métalliques), permettant de définir et de réaliser des matériaux artificiels, passifs ou actifs, aux propriétés remarquables qui n’existent pas dans la nature. Les méthodes de simulation sont totalement différentes dans ce cas et font appel à la résolution directe des équations de Maxwell.
Dans cette partie, nous abordons d’abord les structures bidimensionnelles telles que les surfaces sélectives en fréquence, les surfaces à haute impédance et les métasurfaces. Pour ces structures, nous ne parlons plus de permittivité ou de perméabilité, mais plutôt d’impédance de surface et de coefficients de réflexion et de transmission, car elles se comportent comme des interfaces aux propriétés particulières entre des milieux qui peuvent être très différents. Nous abordons ensuite les structures périodiques tridimensionnelles.
En conclusion, nous verrons les principaux domaines d’applications de ces matériaux.
Le lecteur trouvera en fin d’article un glossaire et un tableau des symboles utilisés.
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MOTS-CLÉS
matériau composite | métamatériau | métasurface | surfaces sélectives en fréquence | surface à haute impédance
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- Version archivée 1 de mai 2009 par Alain PRIOU
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Matériaux composites électromagnétiques et métamatériaux
Sources bibliographiques
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