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epuis la première batterie lithium-ion
commercialisée par Sony en 1991, les batteries lithium-ion sont majoritairement
à base d’électrolyte liquide. Ces batteries sont actuellement la technologie
de choix pour les véhicules électriques et le stockage stationnaire
de l’énergie même si d’autres technologies voient le jour en laboratoire
ou même sur le marché (batterie sodium-ion, zinc-ion, hydrogène, etc.).
Les travaux de recherche actuels se focalisent sur l’amélioration
de la capacité de stockage, de la vitesse de charge, de la longévité
de la batterie et de la sécurité d’utilisation des batteries lithium-ion
en développant de nouveaux matériaux d’électrodes positives et négatives.
L'électrolyte joue un rôle crucial dans la longévité des batteries,
car le nombre de cycles de charge et de décharge est souvent limité
par des problèmes à l'interface électrode-électrolyte. De plus, les
batteries lithium-ion actuelles connaissent des problèmes de sécurité
notamment parce qu’elles sont majoritairement composées d'un électrolyte
liquide organique inflammable. Une alternative possible serait de
remplacer ces électrolytes liquides par des électrolytes solides inorganiques
non inflammables.
Ces batteries à électrolyte solide, appelées communément batteries
tout-solide, représentent une avancée technologique majeure dans le
domaine du stockage électrochimique de l’énergie. En remplaçant l’électrolyte
liquide conventionnel par un électrolyte solide, ces batteries introduisent
une rupture fondamentale dans l’architecture des cellules.
Cette substitution permet d’améliorer considérablement la sécurité,
la densité énergétique et la stabilité thermique des dispositifs électrochimiques,
répondant ainsi aux besoins croissants en stockage d’énergie pour
les véhicules électriques, les dispositifs portables et les systèmes
stationnaires
.
Cet article vise à explorer l’état actuel et les perspectives
de cette technologie émergente qui suscite un fort intérêt dans le
domaine du stockage électrochimique de l’énergie.