Ce dossier fait suite au dossier
[D 3 075]
qui présente les objectifs de l'électronique de puissance, les notions de dipôle passif, actif et de source, ainsi que les règles de connexion des sources et la notion de cellule de commutation.
Dans ce dossier sur la commutation, nous proposons une démarche systématique orientée vers la synthèse des interrupteurs d'une cellule de commutation utilisée pour effectuer un transfert d'énergie contrôlé entre deux sources d'énergie complémentaires. Nous étudions les liens entre caractéristiques statiques des interrupteurs et réversibilités intrinsèques des sources, d'une part, et entre caractéristiques dynamiques et gestion des échanges d'énergie, d'autre part.
Nous montrons d'abord, au paragraphe
1
, que l'obligation d'une commutation « rapide » des interrupteurs de la cellule (quelques dizaines de nanosecondes à quelques microsecondes selon les structures d'interrupteurs électroniques) rend extrêmement délicate voire dangereuse toute tentative de commutation complémentaire de leur résistivité. En effet, de par la dispersion inévitable des retards dans la commande et au niveau des interrupteurs eux-mêmes (retards intrinsèques et seuils), la conduction ou le blocage simultanés même fugitif des deux interrupteurs est susceptible de provoquer une surintensité ou une surtension inacceptable. Le paragraphe
1