A la suite de la première conférence mondiale sur l'environnement et le développement en 1992 à Rio, la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) a été soumise à l'ensemble des pays de la planète. Ratifiée par 196 d'entre eux, elle constitue le principal référent institutionnel à l'échelle mondiale sur lequel sont élaborées les politiques et mesures en faveur du climat. Le suivi du respect des engagements au titre de la convention, l'organisation des politiques scientifiques, institutionnelles, financières ainsi que la construction du processus décisionnel sont conçus au sein de la conférence des parties (COP). La COP rassemble la totalité des pays signataires appelés « les parties » à la convention. Elle se réunit chaque année afin de prendre des décisions, à l'unanimité ou par consensus, pour respecter les objectifs de lutte contre le changement climatique (CC) et se tient sur la base d'une rotation géographique dans un des pays des cinq groupes régionaux de l'Organisation des Nations unies : Asie-Pacifique, Europe de l'Est, Europe de l'Ouest, Amérique latine-Caraïbes et Afrique.
La COP sollicite l'expertise scientifique du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évaluation du climat (GIEC et IPCC en anglais) instauré en 1988 par les Nations unies et l'Organisation météorologique mondiale. Les rapports récurrents du GIEC ont rythmé les étapes des politiques climatiques. Le premier, publié en 1990, a pesé sur l'adoption de la convention cadre des Nations unies en 1992. Le deuxième, paru en 1996, a conduit au protocole de Kyoto, signé en 1997. En 2000, le troisième a proposé la notion d'adaptation qui a été au cœur des négociations ultérieures. Le quatrième, datant de 2007, a introduit la limitation à 2 °C de la hausse de température à ne pas franchir, ce qui a été discuté à Copenhague en 2009, puis à Cancún en 2010. Il est permis de penser que le cinquième rapport de 2014 (produit par plus de 800 scientifiques) permettra d'aboutir à des décisions ambitieuses, scellées au sein de ce que d'aucuns qualifient déjà d'« accord de Paris ».
Le protocole de Kyoto a défini pour la première fois des engagements chiffrés de réduction des émissions. 188 pays signataires de la convention cadre des Nations unies l'ont signé. Beaucoup moins l'ont ratifié, à commencer par les États unis qui sont sortis du dispositif de Kyoto lors de la COP 6 à Bonn, en 2001. Il est néanmoins entré en vigueur le 16 février 2005. Le succès d'un tel système requiert une coordination de l'action collective internationale, non seulement pour contrôler les engagements pris, comme le protocole l'impose depuis 2008, mais également pour la négociation sur l'après 2012, date à laquelle il devait expirer à la faveur d'un nouvel accord dont l'entrée en vigueur était prévue...