RÉSUMÉ
Ces dernières décennies, la complexité des logiciels n’a fait que croître, notamment sur le niveau d’exigences de sécurité, la cohérence de l’ensemble, l’interaction entre éléments. Actuellement, un foisonnement de méthodes, basées sur la vérification par modèle ou l’analyse statique, permet d’améliorer la fiabilité des logiciels critiques. Même si elle possède certaines limites, la méthode B se démarque des précédentes sur plus d’un aspect. Celui qui l’emporte est certainement l’utilisation d’un langage de programmation qui introduit la vérification de chaque étape à l’aide de preuves mathématiques. Rigueur et précision s’imposent dans l’écriture, mais l’intégration de la qualité dès la conception reste un atout important.
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INTRODUCTION
L'objectif de cet article ne vise pas à ce que le lecteur puisse tout connaître sur la méthode B ; ce serait impossible et prétentieux.
The B-BOOK – Assigning Programs to Meanings
de Jean-Raymond ABRIAL, l'inventeur de la méthode B, qui est à la base du langage B, possède déjà plus de 750 pages et est basé sur de nombreuses connaissances en mathématiques et en logique ; de plus, de nombreuses formations sur la méthode B existent aujourd'hui. L'objectif se limitera à donner des éclairages pour mieux porter une appréciation sur une telle méthode en essayant d'en comprendre les principaux concepts. Il n'est donc pas question de trop développer les aspects mathématiques, bien que ceux-ci soient essentiels. Le propos restera toujours assez général, en simplifiant volontairement parfois pour rester compréhensible.
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La méthode B pour la spécification et la réalisation de logiciels et de systèmes critiques prouvés