Les dangers de la cryogénie sont principalement issus de la présence de fluides à l'état liquide et à basse température dans des réservoirs ou des tuyauteries. Ces systèmes contiennent une quantité de fluide qui, réchauffée à température ambiante, occupe un volume très supérieur. À titre d'exemple un seul litre d'hélium liquide occupe environ 780 L à 300 K et pression atmosphérique.
Ces dangers, tels que l'anoxie, l'explosion et les brûlures, existent en exploitation dans différentes situations (stockage et manipulation de fluides cryogéniques). Les situations accidentelles qui conduisent à des entrées de chaleur accidentelles provoquent une montée en pression souvent très rapide des appareils constituant le système. Ces systèmes doivent être équipés d'un
organe de sécurité
(soupape, clapet ou disque de rupture) afin de limiter la surpression. En l'absence d'organes de sécurité, l'appareil sous pression peut atteindre des niveaux de pression considérables de plusieurs centaines de bars (par exemple 480 bar pour un réservoir d'hélium ou d'azote à moitié rempli de liquide), avec les conséquences d'explosion que l'on peut imaginer.
Il est donc absolument indispensable de prendre en compte la sécurité dès la conception de tout système cryogénique. Cet article présente les éléments de sécurité dans les phases d'exploitation, mais aussi en situations accidentelles pour tout système cryogénique mettant en œuvre un fluide à basse température.
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