L'évaluation « a priori » des risques professionnels (EvRP) consiste à identifier et classer les risques auxquels sont soumis les salariés d'une entreprise, en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes. L'EvRP est une démarche structurée dont les résultats sont formalisés dans le « document unique ». Ce document pourra être mis à la disposition du comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT), du médecin du travail et, sur demande, de l'inspecteur du travail et des contrôleurs de la caisse régionale d'assurance maladie (CRAM).
Dans le cadre de l'évaluation des risques, les méthodes d'analyse « a priori » des risques sont utilisées lors de l'étape d'identification des risques.
Nota
l'expression « évaluation
a priori
des risques » est empruntée à la circulaire DRT n
o
6 du 18 avril 2002.
L'identification des risques à l'origine d'accidents potentiels ou d'événements redoutés concerne aussi bien les situations de travail les plus banales que celles dans lesquelles les risques peuvent dégénérer en catastrophes. La multiplicité des risques à l'origine des accidents est telle que les méthodes destinées à la dégager sont elles-mêmes très diverses, s'étendant des pratiques les plus empiriques à des démarches parfois très complexes. On observe néanmoins une complémentarité des méthodes « a priori » dans leur utilisation, en fonction du niveau de sécurité déjà atteint et de la complexité du processus technologique en cause.
On distingue trois grands types de méthodes :
les contrôles et les vérifications ;
les méthodes issues de l'approche ergonomique ;
les méthodes relevant de l'analyse de la sécurité des systèmes.
L'intérêt de l'analyse d'accident et plus généralement celle de tout «
événement non souhaité
» (ENS) : incident, presque-accident, dysfonctionnement, découle du constat empirique selon lequel la connaissance dégagée à cette occasion permet, non seulement d'éviter le retour du même accident, mais aussi d'accidents plus ou moins semblables susceptibles de survenir dans des situations comparables.
L'accident résulte de la confrontation de l'Homme et du danger, danger inhérent à la situation de travail.
Cette rencontre, n'ayant aucun caractère volontaire, permet d'affirmer que les intéressés (opérateurs, encadrement, concepteurs...) n'ont pas anticipé la dynamique de la situation, soit pour la prévenir, soit pour...