Le
criblage
et le
tamisage
sont des opérations unitaires qui permettent de séparer une population de fragments de matière suivant leur dimension en deux (ou plusieurs) parties. Pour cela, on utilise une surface munie d'ouvertures qui laissent passer les fragments de dimensions inférieures à celles des ouvertures et qui retiennent les fragments de dimensions supérieures.
Bien que, théoriquement, le terme tamisage soit réservé à des séparations fines au-dessous du millimètre et le terme criblage à des séparations grossières, usuellement, le terme criblage recouvre les séparations fines et grossières.
Tout ensemble de particules peut être justiciable d'un tel processus. Les particules peuvent être d'origine minérale (granulats ou roches fragmentées), végétale (grains, farines), naturelle ou artificielle (objets manufacturés divers).
Le but du criblage peut être variable :
séparer les plus gros fragments avant de les retraiter pour améliorer une fragmentation insuffisante ;
inversement, éliminer les fractions les plus fines qui peuvent être gênantes ou qui peuvent être traitées séparément (agglomération, par exemple) ;
préparer des classes granulométriques en vue de répondre à des exigences commerciales (granulats, charbon) ;
obtenir une meilleure efficacité d'un procédé de traitement physique (gravimétrie, par exemple) ou physico-chimique (flottation, par exemple) par un choix judicieux des tranches granulométriques à traiter.
Les pourcentages indiqués dans ce texte sont, sauf indication contraire, massiques.
La description des principaux appareils et des techniques de criblage font l'objet de ce premier dossier [J 3 101] ; les critères de choix et de conception des cribles, ainsi que leur emploi dans le domaine particulier de la préparation mécanique des minerais sont traités dans le dossier suivant
[J 3 102]
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