Dans la compétitivité industrielle d’aujourd’hui, c’est un atout considérable que de pouvoir réaliser des produits qui ne s’usent pas, résistent à la corrosion, conservent dans le temps leurs propriétés électriques, optiques ou thermiques... Grâce aux réponses toujours plus précises qu’ils apportent à des situations industrielles toujours plus diversifiées et exigeantes, les traitements de surfaces sont devenus incontournables.
Paradoxalement, si la fonctionnalisation des surfaces n’est souvent prise en compte qu’aux derniers stades d’un projet (après qu’aient été abordés les problèmes de choix de matériaux et de leur mise en œuvre, les études cinématiques et mécaniques, les calculs de RDM...), elle occupe une position stratégique dans les processus de définition des produits, leur prix et leur compétitivité. En particulier, lorsqu’un objet parvient au traitement de surface, il est en général arrivé à la dernière phase de sa gamme de fabrication, c’est-à-dire à un stade où son coût est le plus élevé et où tous les choix de conception ont été arrêtés (matériaux, géométries...), de sorte qu’aucun droit à l’erreur n’est permis.
La pertinence de l’approche d’un problème de traitement de surface (positionnement du contexte, expression du cahier des charges...) repose sur la relation entre donneur d’ordres (concepteur) et fournisseur (applicateur). Cette relation est d’autant plus facile, constructive et valorisante, tant sur le plan technique qu’économique, que ce dernier est fortement impliqué dans toutes les étapes, depuis le choix des solutions jusqu’à leur exécution. Cette démarche se justifie et se généralise d’ailleurs de plus en plus aujourd’hui pour répondre à la demande des donneurs d’ordres qui s’orientent vers l’acquisition de fonctions, c’est-à-dire de prestations globales allant bien au-delà du seul façonnage en traitement de surface.
Ramenée au plan technique, cette relation entre les différents acteurs ne peut être efficace que lorsque sont remplies les conditions de base suivantes :
mise en place d’un
vocabulaire commun
: la pratique est truffée d’exemples de malentendus plus ou moins lourds de conséquences, liés à des interprétations variables de notions apparemment évidentes pour chacun ;
analyse approfondie du problème et mise en place
d’un cahier des charges intelligible par toutes les parties
;
prise en compte
par chaque partie,
des contraintes et limitations techniques, technologiques ou économiques dès le début des discussions
, afin d’ éviter des pertes de...