6. Conclusion
La bioconversion des gaz résiduels constitue une rupture de paradigme
dans la gestion des flux carbonés et énergétiques : là où les approches
conventionnelles ne voient que des sous-produits à éliminer, elle
substitue une logique de valorisation en cascade, transformant CH4, CO2, CO et H2 en protéines, biopolymères,
carburants et molécules à haute valeur ajoutée. L’analyse conduite
dans cet article révèle que les fondements scientifiques et techniques
de cette transformation sont aujourd’hui solidement établis : les
voies métaboliques sont caractérisées, les verrous de transfert gaz-liquide
sont identifiés et partiellement levés, et plusieurs filières ont
franchi le cap de la démonstration industrielle.
Le potentiel de ces technologies ne réside cependant pas dans
des procédés isolés, mais dans leur intégration systémique. C’est
la mise en cohérence des sources...
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