La personne créative (attitudes et traits psychosociologiques) est confrontée à une situation (problème, surprise, jeu, hasard) qui la motive pour entreprendre une recherche.
La
recherche
est un processus où interviennent des aspects conscients et inconscients. Les méthodes de créativité s’efforcent de favoriser des attitudes et d’optimiser ce processus.
Le processus de recherche débouche sur des idées qui, en prenant forme, se transforment en créations (découverte, invention, nouvelle œuvre d’art etc.).
Lorsque la
création
a pris une forme communicable (équation, schéma, dessin, texte descriptif), s’amorce la phase dite d’
innovation
. Celle-ci n’a plus pour objectif la recherche d’idées, mais l’éventuelle mise en œuvre des idées. Cela suppose un processus décisionnel concernant stratégies et moyens. Cela signifie que l’attitude créative joue un rôle essentiel dans l’amont de la démarche qui conduit à la production d’idées. Celle-ci doit être abondante. C’est en effet à partir d’un choix, fait à partir d’une multiplicité d’idées, qu’une ou deux d’entre elles pourront être retenues, puis développées, au moyen d’une mobilisation de moyens et d’acteurs souvent différents de ceux qui ont participé à la phase purement créative. Nous ne traitons ici que de cette phase d’amont.
Notre propos ici est de permettre à une personne — supposée déjà créative — de prendre du recul vis-à-vis de ses pratiques méthodologiques et de ses attitudes, afin d’utiliser mieux encore son potentiel d’imagination et d’invention.