Par leur existence même, les villes et les agglomérations sont
soumises au phénomène d’îlot de chaleur urbain. Ce dernier est couramment
défini comme une différence de température entre un milieu urbain
et sa périphérie non urbanisée.
À la suite des nombreuses canicules qu’a connues la France métropolitaine
durant la dernière décennie, ce phénomène commence à être identifié
par les décideurs, les élus et les bureaux d’études dans le cadre
des politiques d’adaptation au changement climatique. Cependant, il
est nécessaire d’améliorer la compréhension générale des îlots de
chaleur urbains afin que ceux-ci soient pris en compte avec plus de
pertinence et d’efficacité dans les projets et les aménagements urbains.
Le présent article a pour objectif d’introduire plusieurs éléments
essentiels relatifs aux îlots de chaleur urbains, en particulier la
notion de microclimat urbain, et les échelles spatiales horizontales
et verticales utilisées dans ce contexte. Il définit plus précisément
ce phénomène climatique, en distinguant les quatre différents types
d’îlots de chaleur urbains identifiés dans la littérature scientifique.
Un cadre théorique est présenté, à savoir la méthode des bilans d’énergie
pour les surfaces rurales et urbaines. Dans sa dernière partie, l’article
se concentre sur l’îlot de chaleur urbain de couche limite de canopée
urbaine. Les méthodes d’observation fixes et mobiles, utilisées pour
caractériser ce type d’îlot de chaleur, sont présentées. L’îlot de
chaleur urbain de couche limite de canopée urbaine est analysé via
ses causes, ses facteurs de contrôle, sa dynamique journalière et
sa genèse.