Capital-risque et innovation - Une technique de financement sélective

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Capital-risque et innovation - Une technique de financement sélective

Auteur(s) : Daniel BALMISSE

Relu et validé le 23 octobre 2020 | Read in english

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RÉSUMÉ

Le capital-risque apporte une contribution continue au financement de nombreuses innovations de rupture. Cependant, seules certaines jeunes entreprises innovantes de très forte croissance sont financées à l’issue d’un processus de sélection rigoureux. En évolution permanente, l’industrie du capital risque a su s’adapter à la mutation de l’innovation a pris son essor avec le développement du secteur des TIC puis a rapidement intégré le secteur des sciences de la vie. Elle fait aujourd’hui l’objet de beaucoup d’attentes dans les secteurs des technologies propres. Le capital risque est devenu un outil essentiel de l’innovation ouvert, particulièrement adapté à l’innovation allégée.

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AUTEUR(S)

  • Daniel BALMISSE : Ingénieur Supelec - Chief Operating Officer - Cathay Capital Private Equity, Paris, France

 INTRODUCTION

Dans les économies développées, au sein desquelles la croissance est faible, encourager l’innovation est devenu une priorité. De nouveaux produits ou de nouveaux services, fondés sur le développement de nouvelles technologies ou sur la mise en œuvre de nouveaux modèles économiques répondant à des besoins non satisfaits ou non avérés, sont susceptibles de générer le regain d’activité économique attendu. Des entreprises comme Apple, Cisco, Google ou Amazon aux États-Unis, Nicox, Soitec Parrot ou encore Criteo ou Cellectis en France – dont certaines n’existaient pas dans les années 1990 – illustrent cette nouvelle dynamique fondée sur l’entrepreneuriat et l’innovation. Toutes ces entreprises emblématiques occupent une position dominante sur leurs marchés respectifs, mais elles ont également en commun d’avoir bénéficié d’un financement de type capital-risque. Stimuler l’innovation ne saurait s’avérer suffisant sans qu’un écosystème adéquat contribue au financement de celle-ci. Le rôle clé joué par le capital-risque dans l’émergence de nouvelles industries innovantes est à ce titre unanimement reconnu. Les pouvoirs publics des pays développés et de certains pays émergents tentent donc de favoriser ce mode de financement particulièrement adapté à l’innovation. Né aux États-Unis après la deuxième guerre mondiale, le capital-risque s’est progressivement implanté dans un nombre croissant de pays : Europe, Israël, Taïwan puis Chine et Amérique latine. En dehors des États-Unis, le capital-risque reste cependant une industrie encore jeune.

Technique de financement très spécifique, le capital-risque reste assez méconnu dans ses principes de base, y compris de la part des entrepreneurs qui cherchent, quelquefois en vain, l’appui d’un capital-risqueur pour accompagner le développement de leur société. Toute jeune entreprise innovante ne réunit pas nécessairement les caractéristiques requises pour être éligible à ce type de financement.

Souvent considéré comme faisant partie intégrante du capital investissement, le capital-risque moderne occupe une place à part, tant par la nature très risquée de cette activité de financement que par les techniques très spécifiques qu’il met en œuvre pour maîtriser le caractère incertain du processus de développement de toute jeune entreprise innovante. Les capitaux-risqueurs sont de véritables spécialistes de la création de nouvelles activités grâce à leur méthode d’investissement disciplinée, au développement de compétences hautement spécialisées, à l’alignement d’intérêts recherché entre investisseurs et entrepreneurs. Ils apportent également des conseils et un réseau de clients et de partenaires potentiels à la start-up financée. Confrontés aux problématiques de l’open innovation, les grands groupes pratiquent également le capital risque d’entreprise...

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MOTS-CLÉS

start-up   |   financement de l’innovation   |   capital-risque   |   gestion de portefeuille   |   investissement

VERSIONS

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https://doi.org/10.51257/a-v2-ag471

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