2. Nature, lumière et mouvement
La nature nous offre de prodigieux exemples de molécules et de systèmes biologiques qui, après l’absorption d’un photon, changent d’état par isomérisation induisant des actions photomécaniques d’ampleur micro- ou nanométrique « invisibles » à l’œil nu, ou de plus grande amplitude et cette fois-ci perceptibles.
On peut prendre comme exemple le mécanisme de la vision humaine impliquant au sein des photorécepteurs de la rétine (les bâtonnets et les cônes) un chromophore, le rétinal. Ce chromophore est une molécule dite
photoisomérisable
. Lorsqu’elle est liée à une protéine, l’opsine, l’absorption de la lumière dans le visible provoque ce même changement de configuration en quelques centaines de femtosecondes. La nouvelle forme plus allongée du chromophore engendre des contraintes stériques dans la poche protéinique qui l’entoure....
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Nature, lumière et mouvement