Le verre est souvent perçu comme étant un matériau fragile, cassant et transparent. Il protège des éléments naturels comme la pluie et le vent. Cependant en cas d'accident fortuit avec le verre (heurt direct, glissade, chute, mouvement de foule...) ou de catastrophes naturelles ou industrielles (ouragans, séismes, explosion d'usine...) ou pire d'actes criminels (attentat terroriste à la bombe, attaque à mains armées, cambriolage, vandalisme...), le verre ordinaire est de peu d'utilité et aggrave même les risques de blessures et de mortalité.
Le concept du verre « incassable », donc de sécurité, est né à la fin des années 1800 et début 1900 pour aboutir à la fabrication du verre trempé (Alfred de la Bastie-1874, Victor de Lyunes-1875) et des verres feuilletés (Charles Wade-1899, Benedictus-1903 et Wood-1905). Les intercalaires pour verre feuilleté furent d'abord développés pour satisfaire au besoin de l'automobile (fabrication des pare-brises) avant de trouver d'autres débouchés commerciaux dans le marché du bâtiment et plus récemment dans le marché du photovoltaïque et du verre structurel.
Dans cet article nous ne traiterons que des intercalaires permettant de fabriquer les verres feuilletés et verres feuilletés de sécurité pour le marché du bâtiment : PVB (butyral de polyvinyle), EVA (acétate de vinyle-éthylène), Ionoplast, TPU (polyuréthane thermoplastique) et CIP (résines de coulée).